|
|
The embedded music in this page requires Real Player. If you haven't yet
installed it on your computer, click |
|
Soulika Lévy née Ovadia, porte el-kswa el-kbira au cours de la cérémonie du mariage de sa fille Zohra Lévy avec Isaac Alloul au début du XX ème siècleLa mariée trône sur le talamon - siège
nuptial, de l'espagnol talamo, fauteuil-; l'usage a été
importé
d'Espagne par les megorashim - expulsés de Castille-. Maquillée,
parfumée, parée d'or et de pierres précieuses,
resplendissante
dans son costume d'apparat, la grande et somptueuse tenue appelée
el-keswa el-kbira dont les pieces maîtresses sont les suivantes :
guimpe en velours brodé d'or ( ktef ) ; corsage en velours grenat
ou vert, rehaussé de galons d'or et de boutons d'argent (ghonbaj)
; jupe de velours de la même couleur (zeltita) , chargée de
galons d'or et sous laquelle se cachent de nombreux jupons (sayat ) ; ceinture
large et raide de velours brodé d'or et de perles (hzam ou mdamma)
; babouches brodées d'or (serbil); amples manches en voile de soie
brodée (kmam et-tesmira) ; coiffe en couronne chargée de
perles, d'émeraudes, de rubis, de pièces d'or, etc... (khmar
ou swalef) ; longue écharpe en belle soie qui fixe les cheveux (festul),
foulard de soie blanc ou vert, (sebniyya) que l'on recouvre d'un léger
voile blanc (elbelo de l'espagnol velo) abaissé sur le visage.
(Haïm Zafrani - Mille ans de vie juive au Maroc)
|
|
El-keswa el-kbira, était la robe de mariée
"homologuée" et ce jusqu'à l'avénement du
protectorat français. Détrônée par la robe blanche,
elle devint l'habit réservé à la soirée de
la Hina. Ce splendide élément de la civilisation espagnole,
emporté par les expulsés d'Espagne, Juifs comme Musulmans,
disparut avec le temps des coutumes de ces derniers, et demeura uniquement
dans la tradition Juive Sépharade.
|